FAQ
Questions fréquemment posées et réponses
Le terme fait référence à la trajectoire particulière associée au mouvement des éléments du système.
La trajectoire d’un point lié au mouvement combiné du rotor et du mécanisme de variation des pales peut prendre une forme trochoïdale.

Les deux technologies appartiennent à la famille des propulsions à axe vertical et utilisent des pales à incidence variable. Le Voith Schneider est un propulseur à axe vertical de type cycloïdal. Ses pales tournent autour du rotor tout en variant continuellement leur incidence, ce qui lui confère une grande manœuvrabilité à basse vitesse.
Le propulseur ADV repose sur une cinématique trochoïdale. La différence se situe dans le rapport entre la vitesse d’avance du navire et la vitesse tangentielle des pales : le fonctionnement cycloïdal est associé à un rapport d’avance inférieur à 1, tandis que le régime trochoïdal fonctionne avec un rapport supérieur à 1. Cette configuration conserve les mêmes atouts mais ouvre le fonctionnement à des vitesses de navigation plus élevées.
Ainsi, le Voith Schneider est particulièrement adapté aux navires privilégiant la poussée et la manœuvrabilité à basse vitesse, tandis que le propulseur ADV est conçu pour conserver les possibilités de vectorisation d’une propulsion à axe vertical tout en permettant une navigation rapide.

Un propulseur azimutal utilise généralement une hélice classique montée sur une unité orientable. Pour modifier la direction de la poussée, l’ensemble du groupe propulsif pivote autour d’un axe vertical. Cette architecture implique des mécanismes d’orientation, des contraintes d’intégration et des éléments mécaniques mobiles supplémentaires.
Avec la propulsion trochoïdale ADV, le principe est différent : le rotor reste fixe dans son orientation et ce sont les pales, grâce à leur cinématique spécifique, qui orientent directement la poussée. La vectorisation est ainsi intégrée au fonctionnement même du propulseur.
Autrement dit, avec un propulseur azimutal, on oriente le propulseur pour orienter la poussée ; avec ADV Propulse, on agit directement sur la cinématique des pales pour orienter la poussée. Cette différence d’architecture permet à ADV de proposer une approche de la propulsion qui associe contrôle, performance, discrétion et simplicité mécanique.
Certaines architectures récentes, comme ABB Dynafin, utilisent un système électrique et électronique permettant de contrôler individuellement l’incidence de chaque pale. Cette approche offre une grande liberté de pilotage, mais implique également davantage de moteurs, capteurs, variateurs, câblages et systèmes de commande au sein du propulseur.
ADV adopte une approche différente : la cinématique des pales est générée mécaniquement, directement à partir de la rotation du rotor via une technologie brevetée. Il n’est donc pas nécessaire d’équiper chaque pale d’un actionneur et de son électronique de commande. Cette architecture simplifie fortement le système, en limitant le nombre de composants actifs et d’interfaces électriques mobiles, tout en assurant une synchronisation mécanique précise des pales.
La mécanique devient ainsi elle-même le système de synchronisation du propulseur, avec une architecture plus simple, robuste et plus facile à maintenir.
La configuration dépend du produit et de l’application.
L’architecture ADV peut être développée pour différentes configurations d’intégration et existe déjà en modèle inboard comme hors-bord.
Dans une configuration adaptée, oui.
La propulsion étant elle-même capable d’orienter la poussée, un gouvernail traditionnel peut devenir inutile pour assurer la direction du navire. Cela peut également permettre de simplifier l’architecture hydrodynamique sous la coque.
Les essais réalisés par ADV ont démontré jusqu’à 25 % d’amélioration du rendement selon les configurations testées, avec des résultats corroborés dans le cadre de travaux menés avec des organismes et partenaires techniques. Cela dépend évidemment de chaque navire, pour la plupart des bateaux le gain sera compris entre 15 et 22%.
Le gain repose à la fois sur l’efficacité propre du propulseur et sur l’architecture globale du système. La propulsion ADV assure directement la direction du navire, ce qui peut permettre de supprimer certains appendices, notamment le gouvernail, et ainsi réduire la traînée et les pertes hydrodynamiques associées. La simplification de la chaîne propulsive contribue également à améliorer l’efficacité globale.